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Deutsch-französische Wirtschaftskommunikation – Das interkulturelle Blog +++ Le blog interculturel de la communication économique franco-allemande

Stereotypen in der Werbung

Unlängst wurde im französischen Fernsehen ein sehr bemerkenswerter Werbespot für den Opel Corsa ausgestrahlt. Bemerkenswert ist dieser Spot bzw. diese Serie von Spots aus mehrererlei Gründen. Zum einen spricht der für einen Franzosen sehr deutschaussehende Opelfahrer nur deutsch. Laut dem Gesetz Toubon zur Verwendung der französischen Sprache in der Werbung (1994; nach seinem Autor Monsieur Toubon ‘Loi Toubon’ benannt) sind Werbungtreibende in Frankreich verpflichtet, die französische Sprache zu verwenden bzw. eine französische Übersetzung zu liefern. Dies führt dazu, dass man im französischen Werbefernsehen wesentlich weniger Anglizismen (oder auch andere Sprachen) als in Deutschland zu hören bekommt. Opel hält sich brav an die Gesetzesvorgabe; der gesamte Werbespot ist mit französischen Untertitel versehen. Dies ist natürlich schon deshalb sinnvoll, da nicht jeder fliessend Deutsch spricht und versteht. Nur am Ende des Spots verkündet der Deutsche stolz den Preis auf französisch mit einem nicht überhörbaren (typischen) deutschen Akzent.  Werbung Opel Corsa 111

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Ce matin encore et pour la énième fois, sur les ondes d’une radio française, j’écoutais un politique français se plaindre de la politique européenne du gouvernement allemand. Or, au lieu de parler précisément du « gouvernement allemand », il parlait des Allemands. Les Allemands ceci, les Allemands cela. Comme si la population allemande, dans sa totalité, avait décidé des mesures qu’il critiquait. D’un point de vue interculturel, cette habitude d’englober les gens dans une même entité a des conséquences fatales. Car au lieu de voir l’individu que vous avez en face de vous, vous ne voyez plus qu’une masse indistincte. En l’espace de quelques secondes, cet homme politique, quant à lui, inconsciemment, monte les uns (les Allemands) contre les autres (les Français).
D’où un simple conseil pour le bien de tous : Essayez de différencier vos propos et demandez aussi à vos collègues, vos partenaires, vos enfants de le faire. Ce sont rarement les Allemands, les Français mais bien plus un certain nombre de personnes allemandes ou françaises agissant, cela est fort possible, selon des modèles culturels français ou allemands.

Attention : l’Allemagne change

Alors qu’il y a quelques années encore, l’Allemagne se présentait sous les traits d’un pays qui ne cessait de faire son mea culpa en raison des crimes que le régime nazi avait commis, d’un pays qui cherchait encore de quoi était faite son identité, aujourd’hui cela a changé. En effet, depuis la gouvernance du chancelier Gerhard Schröder qui déclara dès les premiers jours de son mandat qu’il représentait une nouvelle génération, mais surtout depuis la coupe du monde de football qui a eu lieu en Allemagne en 2006, le pays a changé. Les Allemands semblent avoir fait peau neuve. Combien d’articles d’ailleurs n’ont–ils pas été écrits sur ce changement considéré comme indéniable et duquel tout le monde se réjouit. L’Allemagne a été louée pour son hospitalité, sa joie de vivre, sa bonne humeur. Compliments impensables il y a encore dix ans. (Lire la suite…)

Faire connaissance avec votre collaborateur allemand

Revenons au fameux couple franco-allemand et précisons que celui-ci n’est un couple que pour les Français. De fait, aucun politique allemand n’a jamais eu recours à ce terme pour caractériser la relation de travail politique ou économique entre Allemands et Français. Pour les Allemands, c’est un tandem. Différence capitale ! Alors que la notion de couple implique une relation émotionnelle avec des hauts et des bas, des moments harmonieux mais aussi conflictuels, celle de tandem, elle, évoque l’effort : celui de deux personnes s’efforçant de pédaler pour avancer, de surcroît, dans la même direction. Et pour cause ! Pour un Allemand, les sentiments n’ont pas leur place au travail. Ce qui motive une coopération, ce n’est pas l’assurance d’une sympathie réciproque. Non, l’assurance est d’un tout autre ordre. C’est celle de la qualité d’un produit que, par exemple, une entreprise allemande achètera à une entreprise française. C’est l’assurance de la compétence de collègues, dans ce cas, français, de leur savoir-faire technique ou autre.
Aussi ne vous étonnez pas d’une poignée de main qui peut être forte, même très forte de la part de votre collaborateur allemand dès qu’il sera précisément assuré de ce critère, dès que l’affaire sera conclue. Car elle signifie : Je vous fais confiance, vous m’avez convaincu de la qualité de vos produits, de votre compétence, nous pouvons débuter notre coopération. (Lire la suite…)

Quelques éléments pour les comprendre

Etrange phénomène et flagrante contradiction : alors que le Traité de l’Elysée de 1963 est à l’origine d’une multitude de contrats d’ordre culturel, politique et économique entre la France et l’Allemagne, alors que tous les jours on peut découvrir de nouvelles formes de coopération entre ces deux pays, force est de constater que les préjugés des uns sur les autres ont la vie dure mais que pourtant, et toujours selon la même logique contradictoire, rares sont ceux qui estiment utile de se préparer à une coopération entre Allemands et Français. Et cela précisément parce que nous sommes voisins, parce que nous sommes même un couple : le couple franco-allemand, tel que les politiques français ont
pris l’habitude de nommer notre longue histoire commune.

Or, en 2008, « année européenne du dialogue interculturel » telle que l’a déclarée le
Parlement européen, ce fameux couple ignore encore les différences fondamentales qui
nous caractérisent. Si cette ignorance n’était responsable que de quelques impairs lors, par
exemple, de vacances passées chez le voisin respectif, passe. Là où en revanche ces mêmes
impairs risquent de prendre une dimension nettement plus grave, là où ils risquent de
signifier la fin d’une coopération, c’est lorsque l’on touche au domaine de la collaboration
économique entre une entreprise française et une entreprise allemande.

Car c’est un fait indéniable : la façon de communiquer et de travailler d’un Allemand est à
l’opposé de celle d’un Français, de la poignée de mains à la conclusion d’un contrat. Mais
elle n’est pas forcément celle à laquelle s’attendent les Français : Allemands disciplinés,
amoureux de l’ordre, froids, qui ne savent ni rire ni faire de la bonne cuisine…..où est donc la
vérité ?