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Deutsch-französische Wirtschaftskommunikation – Das interkulturelle Blog +++ Le blog interculturel de la communication économique franco-allemande

Nos voisins allemands (6/8)

31/07/2012 | Posté par DDF dans Stereoytypen / Stéreotypes

Tout commence au Kindergarten

En Allemagne, l’idée de liberté individuelle – qui implique le respect des intérêts de la communauté – est une grande valeur. Cette notion chère aux philosophes allemands en particulier du XIXe siècle a largement marqué la mentalité allemande.  Mais la dictature du nazisme a engendré un grand scepticisme voire une réaction de résistance face à toute tentative d’amputation de la personnalité de l’individu. Cela se voit entre autres à l’éducation des enfants par leurs parents, mais surtout dans les jardins d’enfants (Kindergarten) et par la suite dans les écoles et les universités allemandes. Education qui, bien évidemment, influence le comportement des Allemands au travail.

Dans les écoles maternelles françaises, les enfants sont considérés comme des élèves dès l’âge de 3 ans. Ils se doivent de respecter un programme établi par l’Education nationale que les professeurs d’école appliquent. On forme des groupes de travail dans lesquels les enfants doivent se plier – d’une façon ludique certes – au contenu de l’apprentissage non pas proposé mais imposé.

Dans les jardins d’enfants allemands dans lesquels les enfants peuvent aller à partir de 3 ans, les enfants, généralement, s’adonnent toute la journée au « Freispiel ». « Jouer librement », traduction du mot « Freispiel », voilà l’activité que proposent ces institutions. Et cela signifie que les enfants eux-mêmes décident si oui ou non ils veulent jouer à ce que soit l’éducatrice propose soit ce que l’infrastructure du jardin d’enfants rend possible. L’idée qui se cache derrière ce concept est celle selon laquelle les enfants doivent apprendre à vivre en groupe tout en pouvant vivre pleinement leur personnalité. Et de fait, les seules contraintes que l’enfant connaisse est tout ce qui a trait à la vie du groupe. Dans cette logique, on lui permet de faire ce qu’il veut mais on lui apprend à respecter la décision de ses camarades.

Cette idée de libre décision va de pair avec la possibilité pour les ouvriers ou employés allemands de discuter avec la même légitimation que leurs supérieurs des éléments qui amèneront à une décision. Car si le jeune enfant peut décider de son propre gré de ce qu’il fait, cela signifie qu’on l’incite à exprimer librement son avis et ce, dès son plus jeune âge.

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