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Deutsch-französische Wirtschaftskommunikation – Das interkulturelle Blog +++ Le blog interculturel de la communication économique franco-allemande

Faire connaissance avec votre collaborateur allemand

Revenons au fameux couple franco-allemand et précisons que celui-ci n’est un couple que pour les Français. De fait, aucun politique allemand n’a jamais eu recours à ce terme pour caractériser la relation de travail politique ou économique entre Allemands et Français. Pour les Allemands, c’est un tandem. Différence capitale ! Alors que la notion de couple implique une relation émotionnelle avec des hauts et des bas, des moments harmonieux mais aussi conflictuels, celle de tandem, elle, évoque l’effort : celui de deux personnes s’efforçant de pédaler pour avancer, de surcroît, dans la même direction. Et pour cause ! Pour un Allemand, les sentiments n’ont pas leur place au travail. Ce qui motive une coopération, ce n’est pas l’assurance d’une sympathie réciproque. Non, l’assurance est d’un tout autre ordre. C’est celle de la qualité d’un produit que, par exemple, une entreprise allemande achètera à une entreprise française. C’est l’assurance de la compétence de collègues, dans ce cas, français, de leur savoir-faire technique ou autre.
Aussi ne vous étonnez pas d’une poignée de main qui peut être forte, même très forte de la part de votre collaborateur allemand dès qu’il sera précisément assuré de ce critère, dès que l’affaire sera conclue. Car elle signifie : Je vous fais confiance, vous m’avez convaincu de la qualité de vos produits, de votre compétence, nous pouvons débuter notre coopération. (Lire la suite…)

BSR WerbungDie Plakatkampagne der Berliner Stadtreinigungsbetriebe (BSR) im Herbst 2011 „Lola trennt“ ist ein schönes Beispiel für eine inhaltlich nicht standardisierbare Werbung.
Denn: Nur wer Deutsch spricht bzw. versteht und den Film ‚Lola rennt’ aus dem Jahr 1998 von Tom Tykwer mit Franka Potente und Moritz Bleitreu in den Hauptrollen gesehen hat, kann diese Werbung voll und ganz verstehen.
Für einen Franzosen, selbst wenn er den Film gesehen haben sollte (Französischer Titel „Cours, Lola, cours“) ergibt sich kein Reim (Sinn) zu dem französischen Wort ‚Trier’ für‚(Müll)-trennen.
Dies war sicherlich auch nicht die Absicht der BSR, aber wenn man bedenkt, dass 14 Prozent der Berlinerinnen und Berliner einen ausländischen Pass haben, sollte man vielleicht doch darüber nachdenken, ob man fast ein Sechstel seiner potentiellen Zielgruppe vom Verständnis einer Werbekampagne ausschliessen möchte.

 

Und: Viele deutsche Unternehmen, die im Ausland für ihre Produkte werben wollen, vergessen, dass Menschen aus anderen Ländern, nicht auf das gleiche kollektive Gedächtnis zurückgreifen können, wie sie selbst. Da bleiben Werbeflops nicht aus. Und je höher der Werbeetat, desto schmerzlicher der Misserfolg.
Deshalb: Interkulturelle Kenntnisse sind unerlässlich, um sich derartige Fehlinvestitionen zu ersparen.

Quelques éléments pour les comprendre

Etrange phénomène et flagrante contradiction : alors que le Traité de l’Elysée de 1963 est à l’origine d’une multitude de contrats d’ordre culturel, politique et économique entre la France et l’Allemagne, alors que tous les jours on peut découvrir de nouvelles formes de coopération entre ces deux pays, force est de constater que les préjugés des uns sur les autres ont la vie dure mais que pourtant, et toujours selon la même logique contradictoire, rares sont ceux qui estiment utile de se préparer à une coopération entre Allemands et Français. Et cela précisément parce que nous sommes voisins, parce que nous sommes même un couple : le couple franco-allemand, tel que les politiques français ont
pris l’habitude de nommer notre longue histoire commune.

Or, en 2008, « année européenne du dialogue interculturel » telle que l’a déclarée le
Parlement européen, ce fameux couple ignore encore les différences fondamentales qui
nous caractérisent. Si cette ignorance n’était responsable que de quelques impairs lors, par
exemple, de vacances passées chez le voisin respectif, passe. Là où en revanche ces mêmes
impairs risquent de prendre une dimension nettement plus grave, là où ils risquent de
signifier la fin d’une coopération, c’est lorsque l’on touche au domaine de la collaboration
économique entre une entreprise française et une entreprise allemande.

Car c’est un fait indéniable : la façon de communiquer et de travailler d’un Allemand est à
l’opposé de celle d’un Français, de la poignée de mains à la conclusion d’un contrat. Mais
elle n’est pas forcément celle à laquelle s’attendent les Français : Allemands disciplinés,
amoureux de l’ordre, froids, qui ne savent ni rire ni faire de la bonne cuisine…..où est donc la
vérité ?